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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /Fév /2009 13:50
Vendredi soir, alors que Pékin est encore sous la neige, j’assiste à la présentation du Pavillon France de l’Exposition Universelle Shanghai 2010. Vous savez, les expositions universelles ce sont ces grandes foires expo (mais sans les moules frites et les chichis) dont personne aujourd’hui ne comprend plus vraiment le sens… A l’origine, les expositions universelles avaient été créées en pleine révolution industrielle pour présenter les réalisations industrielles des différentes nations exposantes. Aujourd’hui, alors que tout le monde voyage, possède une télévision et un accès Internet pour admirer « les réalisations industrielles » de ses congénères, les expositions universelles j’ai bien l’impression que tout le monde s’en contrefiche un peu. Tiens, qui est capable de me dire, là, sans tricher (sans Google hein !), où a eu lieu la dernière exposition universelle (celui qui trouve gagne son poids en bœuf séché du Sichuan) ? En 2010 en tout cas, c’est Shanghai qui a été choisie et c’est la nouvelle lubie chinoise maintenant que la page JO est tournée. Un événement d’autant plus ambitieux que, contrairement aux JO, l’Expo va durer six mois, entre le 1er mai et le 31 octobre 2010. Les organisateurs attendent jusqu'à 100 millions de visiteurs qui pourront explorer les pavillons des 165 pays présents, répartis de part et d'autre du fleuve Huangpu, sur 322 hectares. Après Pékin, c’est désormais au tour de Shanghai d’attirer tous les regards et de devoir supporter travaux, hausse des prix et autres joyeusetés.


Vendredi dernier donc,
est dévoilée au public la maquette du bâtiment unique dessiné par l’architecte Jacques Ferrier (qui était d’ailleurs présent), dans le magnifique hall du Centre Ullens, le plus grand lieu privé dédié à l’art contemporain chinois. Foule de happy few et de pique-assiettes, parmi lesquels toute la communauté artistique, médiatique et un brin « j’me regarde le nombril » franco-chinoise venus découvrir THE pavillon (ça c’est le prétexte officiel, l’officieux étant bien sûr les coupettes de Moët et Chandon). Alors qu’à l'origine, chaque pays disposait d'un espace réservé dans un pavillon central, les pavillons nationaux sont désormais la règle. Le Pavillon c’est un peu la meilleure façon de se faire mousser devant les petits copains, absolument indispensable ! C’est pourquoi le nôtre fera 6000 m2, la surface maximale autorisée par l’organisation.

L'architecte en grande conversation


Moi j’avoue qu’en découvrant la fameuse maquette, notre fringuant pavillon me fait plutôt penser au fruit des amours coupables entre le Forum des Halles (emblème exemplaire s’il en est du génie architectural français n’est ce pas ?) et le Stade de France. Un peu dommage pour un bâtiment qui se veut « un nouveau type de construction urbaine à la fois intelligente, respectueuse de l'environnement et établissant de nouveaux rapports entre culture et nature, urbanité et sensualité. » Je vous rassure, tout ce bla bla arrosé de champagne passe nettement mieux même si tout occupé à poursuivre les serveurs pour grappiller trois macarons secs (« cocktail gastronomique » qu’il disait !) on a quand même un peu de mal à imaginer comment notre cher pavillon pourrait mériter son nom de « Ville sensuelle ». Oui, car selon les créateurs, le visiteur pourra y expérimenter ses « sept sens » (la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher, le goût, mais aussi l'équilibre et le mouvement) en découvrant les « richesses de la France »... Tout cela pour la modique somme de 50 millions d'euros, financée à moitié par les entreprises et à moitié par l'État (ie vos impôts). Et  pour ce prix, contrairement aux autres bâtiments et à la demande de Sarkozy, il ne devrait pas être détruit à la fin de l'exposition mais rester en place afin de « conforter l'image de la France en Chine ». Et là, il y a du boulot… n’est-ce pas Mister President ? D’ailleurs, la Chine n'a toujours pas garanti que le bâtiment serait conservé.

Sinon vous serez heureux d’apprendre que j’avance dans ma liste des « ça c’est fait » à faire ABSOLUMENT avant de partir. Deux derniers « ça s’est fait» en date : reprise des cours de chinois ce soir et ski hier sur les pistes de Nanshan, à une heure de Pékin, avec vue imprenable sur la zone industrielle de Miyun (vivement les Alpes !).
Par Xiao Zhu - Publié dans : Chroniques chinoises
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Commentaires

eh le yoga , la pensée zen !!! tout ça est encore à faire !!!
Commentaire n°1 posté par maman le 22/02/2009 à 21h21
 
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